Focus sur : Gérard Depardieu

Publié le 27 Décembre 2013

Bonjour à tous,

En cette période de Noel, on pense tous au gros bonhomme rouge, l'occasion de parler d'un acteur français qui célèbre aujourd'hui son anniversaire. Ce n'est donc pas le Père Noel mais bel et bien Gérard Depardieu.

1. Les Valseuses (Bertrand Blier - 1974)

Dans la France des années 1970, Jean-Claude et Pierrot (Patrick Dewaere et Gérard Depardieu) sont deux voyous qui tuent le temps comme ils peuvent en commettant des larcins. Après avoir harcelé une dame avec un chariot de supermarché et lui avoir volé son sac, ils « empruntent » une voiture pour faire un tour, puis la replacent à l'endroit même où ils l'avaient dérobée. Le propriétaire, patron d'un salon de coiffure, les surprend à leur retour et les menace avec un revolver en attendant l'arrivée de la police. Jean-Claude et Pierrot parviennent à s'enfuir, mais ce dernier est légèrement blessé par un coup de feu. Dans leur fuite, ils emmènent Marie-Ange (Miou Miou), l'employée et maîtresse du patron du salon de coiffure. Commence alors une fuite en avant pour le trio.

Film d'une toute une génération, ce film fait réellement découvrir le talent de son trio de tête : Dewaere Depardieu et Miou Miou. Film volontairement provocateur de part les actes des héros comme par leur coté complétement paumés. Cette histoire enfonce des porte et est à mon gout assez novatrice. Gros succès pour Bertrand Blier.

Focus sur : Gérard Depardieu

Le dernier métro (François Truffaut - 1980)

Alors que les Allemands occupent la moitié de la France, Marion Steiner (Catherine Deneuve) ne pense qu'aux répétitions de la pièce qu'elle doit monter au théâtre Montmartre dont elle assure la direction depuis que son mari juif allemand, Lucas (Heinz Bennent), s'est enfui de Paris. En réalité, Lucas s'est réfugié dans les sous-sols du bâtiment. Chaque soir, Marion lui rend visite et commente avec lui le travail des comédiens, notamment celui du jeune premier de la troupe, Bernard Granger ( Gérard Depardieu).

Film culte des années 80, Gérard Depardieu joue avec Catherine Deneuve des français qui essaient de s'en sortir dans un Paris en pleine occupation. Malgré le talent que je reconnais aux acteurs et à Mr Truffaut, je trouve le film néanmoins un peu long, il passe trop de temps sur le montage de la pièce plutôt que sur la résistance en lui même.

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Germinal (Claude Berri - 1993)

Sous le Second Empire, Etienne Lantier (Renaud), un jeune chômeur devenu mineur, découvre dans le Nord de la France la misère des travailleurs. Il se rapproche notamment de Toussaint Maheu, (Gerard Depardieu) et de sa femme (Miou Miou) qui se battent au quotidien dans la misère pour faire vivre leur famille.

Depardieu est connu pour ses rôles au cinéma comme à la télévision, dans des adaptations de chefs d'œuvres de la littérature (Jean de Florette, Les Misérables, Le Conte de MOnte Christo, Cyrano de Bergerac...). Il est assez bon en général dans ce type de rôle qui permettent de mettre en avant tout son talent. Ici, sa carrure et son coté populaire son un atout de plus pour la dureté du rôle de Maheu. C'est une adaptation plutôt reussie du chef d'œuvre de Zola, et le casting y contribue.

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Astérix et Obélix - Mission Cléopâtre (Alain Chabat 2002)

Cléopâtre, la reine d'Égypte (Monica Belucci), décide, pour prouver à Jules César (Alain Chabat) la grandeur de la civilisation égyptienne, de construire un palais en plein désert en l'espace de trois mois. Pour cela, elle fait appel à l'architecte Numérobis.(Jamel Debouzze) Ce choix déplaît fortement à l'architecte royal, Amonbofis (Gérard Darmon) jaloux de n'avoir pas été désigné pour mener à bien le projet. Numérobis, inquiet du délai extrêmement court dont il dispose, décide de se rendre en Gaule pour demander de l'aide à un vieil ami, le druide gaulois Panoramix (Claude Rish), détenteur du secret de la potion magique, ainsi qu'à ses amis, Astérix et Obélix (Christian Clavier et Gérard Depardieu). Les trois gaulois accompagnent Numérobis à Alexandrie où ils devront déjouer les manigances d'Amonbofis et des Romains, car si Numérobis ne termine pas à temps, il sera jeté aux crocodiles sacrés.

Meilleur, si ce n'est le seul bon film, de la saga Astérix. Alain Chabat y est pour beaucoup. Il a créer, avec son univers et son humour, une version d'Astérix loufoque et très drôle. Ce film est devenu culte pour beaucoup tandis que les autres film de la saga sont à mettre aux oubliettes. La question est de savoir ce qui fait encore tourner Depardieu dans ces film, s'amuse t il encore ou est ce tout simplement pour le cachet?

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La tête en friche (Jean Becker - 2010)

Germain (Gérard Depardieu), 45 ans, quasi analphabète, vit sa petite vie tranquille entre ses potes de bistrot, sa copine Annette, le parc où il va compter les pigeons et le jardin potager qu'il a planté derrière sa caravane, elle-même installée au fond du jardin de sa mère, avec laquelle les rapports sont très conflictuels. Il n'a pas connu son père, sa mère s'est retrouvée enceinte de lui sans l'avoir voulu, et le lui a bien fait sentir depuis qu'il est petit, à l'école primaire son instituteur l'a vite pris en grippe, il n'a jamais été cultivé, il est resté " en friche ". Un jour, au parc, il fait la connaissance de Margueritte (Gisèle Casadesus), une très vieille dame, ancienne chercheuse en agronomie, qui a voyagé dans le monde entier et qui a passé sa vie à lire. Elle vit seule, à présent, en maison de retraite. Et elle aussi, elle compte les pigeons. Entre Germain et Margueritte va naître une vraie tendresse, une histoire d'amour " petit-filial ", et un véritable échange...

Un film de la filmographie de Depardieu qui me touche particulièrement, comme beaucoup de films de Jean Becker. Il partage l'affiche d'une grande dame du cinéma et du théâtre Français, la bientôt centenaire Gisèle Casadesus. Un film qui prend deux personnes que tout oppose mais qui ont une profonde amitié l'un envers l'autre et qui vont se sauver mutuellement.

Focus sur : Gérard Depardieu

Rédigé par Julien

Publié dans #Focus

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